Archives pour la catégorie Bulles médecines

De la pivoine qui était un lion

Ce ne sera pas un article très long, ni avec de grandes révélations, mais je voulais partager avec vous une expérience amusante et très parlante qui m’est arrivée ces cinq derniers jours.

Pivoine blanche, par Ulf Eliasson.Depuis jeudi, j’ai chez moi un bouquet comportant deux pivoines blanches. J’ai mis beaucoup d’attention à les disposer et elles ont une place de choix dans mon salon.

La pivoine est souvent associée au lion (et là, vous commencez à voir le rapport dans le titre…  😉  ). Je me permets de citer un article d’Autrement le Japon :

« Grâce à sa grande puissance, le lion, qui était autrefois présent en Asie centrale, n’a pas de prédateur. Néanmoins, il a un ennemi qui lui est parfois mortel, les parasites. Ces derniers lui sucent le sang et lui transmettent des maladies. Face à eux, le lion est sans défense. La fleur de pivoine émet une odeur délicate qui charme le cœur des hommes, mais qui fait fuir les parasites. Entourer de pivoine, le lion est donc en sécurité. C’est pour cela que des lions sont souvent représentés avec des pivoines dans les temples bouddhistes japonais. La pivoine, malgré son apparence de fragilité peut sauver la vie d’un lion. En Asie, il est dit ainsi que derrière chaque grand homme il y a une grande femme. »

Lion gardien en Chine, regardant le mont Emei, par Chris FeserOr, vendredi matin, alors que j’appelais les sept directions (est, nord, ouest, sud, en haut, en bas, au milieu) pour une séance de chamanisme, j’ai eu la surprise de discerner un lion dans la direction du sud. Soyons claire, le lion ne fait pas du tout partie de mes alliés des directions. Sur le coup, j’en ai pris note, puis j’ai continué la séance.

Plus tard, en rangeant, je me suis remémoré le lien entre la pivoine et cet animal. Or, le bouquet était très près de là où je faisais ma séance !
Je pense donc que, d’une certaine façon, l’esprit de cette fleur s’est manifesté dans la séance sous cette apparence, ou a favorisé la venue d’un esprit-lion.

Ce matin, j’ai de nouveau fait une séance de chamanisme. Le lion est bien arrivé du sud. Il est beau, et les pivoines aussi !  🙂

… Notez, cet article aurait aussi pu s’appeler : « De l’importance des êtres qui nous entourent lors d’une séance – voire au quotidien ».

La photo du lion de pierre est de Chris Feser (CC by 2.0), celle de la pivoine d’Ulf Eliasson (CC by-SA 3.0) et proviennent de Wikipédia.

 

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Plume d’aigle dans un bus

L’été dernier, dans un bus parisien, j’ai rencontré cet extrait d’un poème de Rita Mestokosho. Le trouvant magnifique, j’ai décidé de le photographier. Et ayant trié mes souvenirs hier, je le partage avec vous…

 

Plume d’aigle

Je frôle la douceur d’une plume d’aigle
Pour me rappeler d’où je viens
Je suis partie de très loin
Pour arriver jusqu’à moi
J’avais pourtant très peur
J’entends encore mon souffle court
Qui courait dans tous les sens de la vie.
[…]

 

Extrait du poème Plume d'aigle découvert dans un bus à Paris. Rita Mestokosho

 

Vous pouvez découvrir la poésie complète et d’autres œuvres de Rita Mestokosho dans son recueil Née de la pluie et de la terre, aux éditions Bruno Doucey.

 

Être un miroir face à l’abîme

Il y a quelque temps m’est arrivée une expérience pas très agréable. J’ai hésité à vous en parler, ne la trouvant pas forcément intéressante, mais un post d’une amie, l’auteure Sophie Dabat, m’a fait revoir ma position. Elle a cité un passage du roman Dune, de Franck Herbert:

I must not fear. Fear is the mind-killer. Fear is the little-death that brings total obliteration. I will face my fear. I will permit it to pass over me and through me. And when it has gone past I will turn the inner eye to see its path. Where the fear has gone there will be nothing. Only I will remain.

Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi.

Cela m’a rappelé une expérience, vécue quelques jours avant. Dans un moment de calme, où j’étais proche d’un état de conscience modifié, j’ai repensé à ma visite d’une grotte fin juillet. Soudain, je ne sais pas pourquoi – et alors que la visite de la grotte avait été très sereine et merveilleuse –, j’ai eu l’impression qu’un gouffre terrifiant s’ouvrait sous mes pieds et que quelque chose qui apportait avec lui la peur panique m’observait.

Celui qui combat des monstres doit prendre garde à ne pas devenir monstre lui-même. Et si tu regardes longtemps un abîme, l’abîme regarde aussi en toi.
Aphorisme 146 de Par-delà Bien et Mal, traduction de Cornélius Heim (Gallimard, 1971)

Autant vous dire que je ne faisais pas ma fière.
J’ai réagi par instinct ; j’ai fait ce que j’ai nommé, en y repensant, le miroir. C’était comme se tranquilliser dans une conscience simple et sans crainte. Je voyais, mais je ne réagissais plus. Une sorte d’immobilité non statique, une surface d’eau sans pli, légère comme la plus mince des flaques, à peine perceptible. Et le quelque chose est passé, ne voyant que son reflet.

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J’ai pu (non-)agir ainsi parce que j’en avais les moyens. À ce moment-là, j’étais sereine, l’âme tranquille et posée. Dans un état de fatigue ou de stress, je crois que j’aurais dû trouver autre chose…  :p

Bref, c’était pour vous dire: si vous vous sentez assez « posé-e », assez centré-e dans votre hara, l’esprit souple et détaché, il y a cette méthode. Elle n’est pas facile à appliquer, parce que ce n’est pas évident de réunir ces conditions – aujourd’hui, et toute cette dernière semaine, je n’y serais pas arrivée, par exemple. Mais c’est une expérience assez intéressante que de se détacher de ses réactions, de dénouer les causalités et, par là-même, de voir le monstre (= les émotions violentes et destructrices?) se détourner de soi.

Au final, voici ce que j’ai répondu à Sophie:
« Oui, la peur tue l’âme et paralyse l’esprit. Elle attire ce qu’il y a de mauvais. Quand l’abîme nous regarde, il faut être un miroir pour l’abîme et laisser la peur passer. »

 

Quand la loi d’attraction ne m’attire pas

Il y a une dizaine de jours, suite à la sortie d’un livre et voulant me renseigner sur l’auteure avant d’envisager l’achat, j’ai regardé une série de vidéos sur la loi de l’attraction (d’abord celles de l’auteure en question, puis une de Lilou Macé apparue dans la colonne de droite). C’est là que j’ai pris conscience qu’un gros changement était intervenu dans ma façon d’appréhender le concept, et surtout les pratiques qui s’y rattachent.

Mais avant tout, il faut savoir une chose : la loi d’attraction, ça me sort par les yeux!

Ouf, ça y est, c’est dit, je file me cacher derrière le paravent anti-tomates.  😛
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Le complexe de la piscine

Dans le chamanisme, il est bien vu d’avoir frôlé la mort d’une façon ou d’une autre. Avoir cheminé en compagnie de celle-ci est perçu, chez certains peuples, comme le signe de l’élection d’un humain par les esprits afin qu’il suive la voie du chamanisme (ce que plusieurs anthropologues ont noté dans leurs travaux). Une phrase de Laurent Huguelit, dans son livre Le Chaman et le Psy, vient de mettre en lumière ce rapport: Laurent y dit que c’est aussi l’habitude que prend l’humain, durant cette période, de fonctionner dans deux mondes différents (le « normal » et le monde lié à la mort, au morbide – je citerai ici et de mon propre chef la dépression, expérience qui touche également à ces deux niveaux) qui va développer l’habileté à chamaniser. Voilà le point de départ.

La danse de mes pensées – qui n’est guère linéaire  – m’a conduite à me souvenir des deux fois où j’ai manqué me noyer, alors que j’étais une toute petite fille. Quand le sujet arrive sur la table et que j’aborde ces épisodes, vient très vite la question: où est-ce que ça s’est passé? Est-ce que c’était à la mer, dans un lac?
Bah non, c’était dans des piscines.

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Bulles médecines : kézako ?

Cousines des bulles de blog (les annonces concernant mes activités), les bulles médecines reflètent aussi les petits et les grands événements de la vie de Vent et Racines : il s’agit de réflexions qui modifient et / ou enrichissent mon parcours de vadrouilleuse spirituelle et que je trouve pertinent de partager avec vous.

Elles concernent un peu tout et rien, patchwork de mes rencontres et des témoignages que je croise.
Vous pourrez les trouver dans la partie « Spiritualité » du site.

Leur nom est inspiré de la « roue de la médecine » amérindienne. Est ici nommé « médecine » * l’état de santé physique, émotionnelle, mentale et spirituelle qui naît naturellement de l’harmonie. La roue met en relation les êtres vivants (animaux et plantes), les éléments, les directions… Elle est aussi un chemin, marqué par quatre étapes qui procèdent les unes des autres, à l’image du cycle de Vie / Mort / Vie , ou encore des phases de Construction / Regroupement / Absorption / Détachement.
Bref, elle m’a paru une très bonne source d’inspiration pour l’esprit général de cette démarche!  😀

 

* Donc, peu de choses à voir avec la médecine telle qu’on l’entend en France. Oubliez le sens allopathique et « officiel » pour ce qui est de l’utilisation de ce mot dans le contexte des « Bulles médecines ».