Telle qu’elle s’exprime en moi

 

La spiritualité dans sa diversité

La spiritualité, un bien grand mot et un concept si vaste et si varié… Mais que recouvre-t-elle finalement, si ce n’est la volonté et l’espoir de se rendre meilleur, pour soi-même et dans nos rapports avec les autres, avec le monde ?
Chacun d’entre nous exprime une facette particulière de la spiritualité, d’autant plus précieuse qu’elle est unique. Parfois, nous nous retrouvons dans de grands groupes, dans des religions aux milliers d’adeptes. Parfois, le croyant est seul à arpenter son chemin, découvrant ses vérités à mesure de ses rencontres et de ses expériences.
Paganisme, néo-paganisme, Wicca éclectique, spiritualité païenne. J’ai tendance à avoir foi dans la richesse que représente la diversité, en particulier quand elle émane de personnes de bonne volonté, conscientes de la profonde solitude qui caractérise l’être humain : quelle que soit la force de notre volonté de partage et d’union, voire de fusion avec autrui, nous sommes uniques. Il restera toujours quelque chose qui ne trouvera pas écho, qui butera contre les mailles du tamis. Nous sommes seuls, mais cette solitude est une richesse pourvu que nous l’exprimions dans la joie et la tranquillité, pourvu que nous la reconnaissions chez l’autre. Célébrer la dissonance que nous entendons en autrui est comme chérir une ronce poussant dans notre jardin si doux et reposant : bientôt, ses épines se font l’abri de petits animaux, ses fruits leur nourrice. Une broussaille à l’essor chaotique accueille la vie et l’ouvre au jardin si parfait.

 

Une spiritualité écologique

La spiritualité qui s’exprime par le filtre de ma conscience, de mon être, s’inscrit de façon très forte dans les relations, en particulier dans ma relation avec mon environnement et les autres êtres qui le constituent. J’entends par là aussi bien un environnement physique que mental, émotionnel et archétypal. On pourrait rajouter quelques adjectifs, mais je pense que vous avez compris l’idée.  🙂
Voilà pourquoi je la qualifie d’ « écologique » .

Une spiritualité écologique très inspirée du chamanisme (au tambour) et du Reiki (maître Reiki).Si je parle surtout, sur ce site, d’énergies et de techniques subtiles, je reconnais la portée et la valeur du matériel, du palpable. Notre corps est une composante tout aussi importante de l’être incarné (« dans la chair ») que nous sommes. Si nous en avons un, j’aurais tendance à croire que c’est pour une bonne raison. Le Reiki est une pratique holistique : corps, mental, émotions et âme se répondent et s’influencent. Au quotidien, si je constate un déséquilibre marqué (rhume, baisse de vitalité…), je me tourne avant tout vers les plantes (tisanes et aromathérapie). Nombre d’entre elles ne demandent qu’à nous apporter leur aide.
L’humain est un animal grégaire, or nous oublions trop souvent notre appartenance à ce règne. Prenant pour excuse des capacités intellectuelles supérieures, une mauvaise utilisation de l’ego fait que nous nous en excluons. Je crois au contraire que la grandeur de cette conscience différente qui nous constitue se joue dans la fraternité que l’on peut nouer, non seulement dans le règne animal, mais aussi dans le végétal. Après tout, les voyages chamaniques nous amènent bel et bien à la rencontre des esprits des plantes !

 

Paganisme, spiritualité païenne, shinto et kami côtoient les bouddhas. (Temple de Kiyomizu, à Kyôto)

 

Quelques points…

Il y a tant de choses dont j’aimerais vous parler ! Tant de pensées à développer et sur lesquelles échanger ! Mais cette page n’a pas pour volonté de vous noyer dans mes palabres, aussi je vais en rester à quelques points importants pour bien saisir ma démarche.

  • Bannière de Pour un paganisme humain et tolérant.Je me considère comme une Païenne. Si les mouvements « pagan » sont assez courants en Grande-Bretagne et aux États-Unis, on ne peut guère en dire autant en France* – bien qu’une ouverture se fasse, de plus en plus volontaire et transparente. Le mot « paganisme » possède les mêmes racines que celui de « paysan » et ce sens commun est, à mes yeux, le fondement de ce qui définit un Païen : la proximité avec la terre et la nature, s’adapter aux saisons – tant les quatre extérieures que celles de notre vie. On peut être païen sans se référer à une mythologie particulière, ou en piochant dans toutes celles qui nous inspirent, ou encore en ayant foi en une Source indéterminée.
  • Je vois dans les mythes, les légendes et les contes un savoir précieux que nous ont transmis nos ancêtres. Cette sagesse (« folk-lore » signifie littéralement « savoir du peuple ») a été cryptée de façon à toucher notre inconscient aussi bien que notre intellect. La force des archétypes et de schémas narratifs communs à l’humanité peut être établie par cette simple constatation : ils ont traversé les siècles et, souvent, les frontières de la langue et des traditions. Si ces histoires ne possédaient pas en elles quelque chose de puissant, d’important, elles seraient mortes avec les guerres, les famines et les grandes mutations de la société.
  • Depuis que je suis enfant, je ne me ressens pas comme davantage « fille » ou « garçon ». Je suis moi, avec des attitudes ou des modes de pensées qui empruntent parfois à l’un, parfois à l’autre, toujours dans la justesse de l’instant présent. Plus tard dans ma vie, alors que j’allais sur mes trente ans, j’ai appris qu’il existait un terme pour cela : bispirituelle. Une telle personne porte en elle les deux esprits : celui de la femme et celui de l’homme.
    L’expression de la bispiritualité peut se faire selon un panel très large de choix, de caractères et de manières. Traditionnellement, le/la bispirituel-le a un rôle de médiateur/trice au sein d’une communauté.

 

Bispiritualité, être bispirituelle. (Double torii au Fushimi Inari Taisha)

 

Inari Ôkami et le shinto

Ma présentation ne serait pas complète si je ne vous touchais pas un mot d’Inari-sama.
Vous avez pu voir, disséminées un peu partout sur ce site, des photos d’inspiration shinto, une religion animiste japonaise (pour faire court). Inari est une divinité shinto, un kami. Par ce qu’elle représente, par ses origines et certaines pratiques qui lui sont liées, elle est une des grandes inspirations de ma spiritualité.

Le message principal d’Inari est la joie : profiter du bonheur d’être en vie, jouir de l’instant présent car telle est notre mission sur terre – la plus grande, celle commune à chaque être humain. Être heureux, se satisfaire des choses simples et contempler sereinement les saisons vêtant les feuilles de leurs couleurs.
Je pourrais aussi vous dire qu’Inari est née dans une montagne couverte de forêts, qu’on l’appelle parfois pour une guérison, qu’elle est liée au chamanisme ou qu’elle présente trois apparences : une jeune fille chevauchant un renard blanc, une gerbe de riz à la main ; un vieil homme portant un ballot de riz ; un boddhisattva d’apparence androgyne.

Mais Inari Ôkami est beaucoup plus simple à comprendre que ça. Elle est la tasse de thé vert fumant entre vos mains, le goût légèrement amer de la chlorophylle, l’odeur apaisante du bois ou du tatami, tandis que la lumière d’une soirée d’été se déploie sur le monde et qu’un vent bienveillant fait chanter les branches pour vous.

 

Le renard blanc d'Inari (kami, c'est-à-dire divinité japonaise shinto, shintô), un byakko.

Byakko et son petit (temple d'Inari à Osaka).

 

Le renard blanc, ou byakko, est le messager et le gardien d’Inari.

 

* Si le sujet du paganisme en France vous intéresse, je vous invite pour une première approche à regarder les mini-reportages disponibles en cliquant ici.

 

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